Pour comprendre les américains, allez dans les crèches et les écoles!- II

Continuons notre analyse des approches éducatives américaines et française, en nous penchant cette fois sur la façon de valoriser les activités de ces chers marmots.

Saviez-vous, chers parents, que lorsque vos petits font la cuisine à l’école américaine, ils développent treize sens ( pas un de moins), dont les suivants (repris texto, en anglais donc, d’un papier distribué aux parents et intitulé "What do children gain from cooking?"):

  • A blossoming of creativity and a sense of aesthetics
  • Confidence and self-esteem; a feeling of accomplishment
  • Early math skills ( counting, measuring, sequencing of events)
  • Prereading and beginnning reading skills ( numeral, symbol)
  • Small motor skills; hand-eye coordination
  • Strength and endurance ( stirring a batter can be hard if you’re only three feet tall!)
  • Et je vous laisse deviner la suite…

    Vous imaginez le gosse à qui on explique tout cela? Il se sent plus gonflé que le gâteau qu’il a fait. (Si Maizena savait cela.).
    Ca change de l’approche française: "La cuisine pour les enfants, c’est sympa, on se met de la farine partout, et on peut lécher le fond des casseroles". Super alors.

    Et je ne vous parle pas des effets bénéfiques de la peinture, de la danse, de la musique, même s’il s’agit d’un badigeonnage brouilllon,
    de deux pas en avant-deux pas en arrière, ou de taper à qui-mieux-mieux sur une noix de coco: "creativity, musicality, coordination, self-expression, improved spacial awareness.." ; des mots qui ne nous viendraient à l’esprit que pour des entreprises artistiques de haute voltige!

    Tout ceci constitue donc un language autre que celui auquel nous sommes habitués.. Il a ses charmes, celui de ne pas vexer, et de positiver,
    mais aussi ses inconvénients pour ceux qui aiment aller au fond des choses. Impossible de vraiment savoir comment la petite suit le cours de danse, puisqu’on vous dira toujours: "She’s doing fine, at her own pace".

    En tous cas, voilà qui aide à comprendre comment plus tard, les américains adultes savent très bien se mettre en valeur, à la fois sur un CV et en personne. Prenons un exemple:
    Une française et une américaine ont vendu des hot dogs ( ‘chiens chauds’, comme on dit dans l’nord) sur la plage pendant l’été. L’américaine indique qu’elle a été "Food distribution Manager" et a acquis les qualités de gestion de la relation client exceptionnelles, étant donnée la qualité toute relative des hot dogs!
    Elle a aussi du gérer une situation de crise le jour où le ketchup est venu à manquer. En une heure, elle avait obtenu de toutes ses connaissances qu’ils contribuent leurs fonds de bouteilles personnelles, le temps d’un réapprovisionnement. Exceptionnel!
    La Française, elle, a eu un "p’tit boulot d’été: vendeuse de hot dogs aux USA. Les hot-dogs en question étaient d’ailleurs vraiment moyens." Qui va impressioner le plus à votre avis ?

    Tout s’explique, je vous dis, il suffit d’observer les enfants.

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