Bayard Presse: un éditeur jeunesse absent du web, et les autres?

Comme il est étonnant pour une maman dans sa trentaine en 2006 de ne pas voir déclinés les magazines jeunesse leaders de Bayard Presse que sont Pomme d’Api, J’Aime Lire, Astrapi, et Okapi sur le web!

Voici ce que je m’attendrais à trouver de la part d’un groupe proposant des revues de grande qualité, dont plusieurs premiers en chiffre de vente en France, pour les enfants de 1 à 25 ans.

Un lien entre le magazine et le Web :

Par exemple, quel bonheur ce serait d’avoir un abonnement à J’Aime lire magazine plus web, où l’enfant pourrait à chaque numéro jouer à répondre à des questions ou résoudre des énigmes en rapport avec les histoires du numéro. Il pourrait participer à un tirage au sort pour gagner des cadeaux, ou encore cumuler des points à faire valoir sur la boutique Bayard en ligne, que sais-je…
Plus simplement, l’enfant pourrait retrouver les héros de son magazine dans des aventures complémentaires en ligne.
Le coté éducatif, qui est une des marques de fabrique de Bayard Jeunesse ne serait pas oublié. En effet, les questions et jeux fairaient appel aux capacité de reflexion, de lecture, d’invention, de calcul ou d’abstraction de l’heureuse lectrice devenue internaute pour l’occasion.

Une communauté de lecteurs:

Imaginez pour les abonnés à l’étranger, plus demandeurs encore que les ‘ nationaux’ de contact avec la culture française, comme cette interactivité en lien avec le magazine serait recherchée et appréciée. En fait l’on pourrait imaginer que ces abonnés ‘ couplés’ (web + magazine) puissent échanger entre eux autour de centres d’intérêt communs via une interface Bayard Jeunesse propre à chaque titre.

Qu’en dites-vous? Vos enfants trouvent-ils un endroit ou échanger avec d’autres enfants parlant leur langue à travers le monde?

Les acteurs de la grande consommation et les chaines de télévision sont, elles, actives online :

Même un groupe majeur comme Disney Hachette Presse, éditeur des magazines enfant Mickey et Bambi en France, ne cherche pas à faire le lien entre son magazine et sa présence web, qui elle, existe bien pourtant, ici.
Quelques jeux sont proposés en accès libre. Les chaines de télévision y sont fortement mises en avant.

Aujourd’hui en France et aux USA ce sont en effet les marques de grande consommation (depuis Kinder jusqu’à Diddl) et les chaines de télévision qui occupent les espaces de jeu interactif des jeunes enfants sur le Net. Ils sont souvent purement ludiques, sans fond éducatif, ainsi que porteurs de messages publicitaires, soit pour des produits enfants soit pour les chaines de télévision éditrices.

Parmi les chaines de télévision, une se différencie nettement en terme de qualité, c’est PBS Kids, la chaine de télévision publique américaine, propose en ligne un espace jeux éducatif non commercial assez développé sans inscription avec les personnages bien connus des enfants entre 2 et 7 ans, depuis les Teletubbies, en passant par Caillou, Dragon tales et Clifford.

En France, le groupe de presse et de jeux PlayBac tente le lancement d’un journal web quotidien pour les adolescents aux USA, mais la notion de jeu ni de communauté ne semble pas présente. Il est vrai qu’ils n’ont pas véritablement les héros que sont Petit Ours Brun chez Pomme d’Api (Bayard) ni Mickey (Disney Hachette Presse).

Il lance aussi en 2007 (après un délai) une télévision en ligne, PLaybacTV, mais là aussi, il s’agit de présenter l’actualité aux enfants sous forme de vidéo, plus de jouer ni de permettre aux enfants d’interagir entre eux.

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