La tyrannie libertaire des jeux vidéo, jeux online, d’Internet, des PCs et des Macs 

Classe dans: Education des Enfants, Médias électroniques et Enfance on Thursday, July 2nd, 2009 by Administrator | Pas de Commentaire

Des influences extèrieures non controlées du comportement de nos enfants: Jeux vidéos conçus pour les rendre accros

Pourquoi dois-je me battre contre le rythme imposé par les constructeurs de jeux vidéo, en ligne et autres Wii et GameBoys , pour qu’ils n’accaparent pas toute l’attention de mes enfants?

Avant, les jeux et autres distractions enfantines d’antan ne devenaient pas des petits dictateurs du comportement de nos enfants. Véritables drogues du jeune, ces jeux sont conçus pour scotcher son utilisateur à l’écran. En effet l’on risque de ‘perdre sa partie ‘ si on s’arrê te trop tôt; on peut ” passer un niveau “si l’on continue à jouer, etc..

J’aimerais voir des jeux qui témoignent d’un certain respect pour leur utilisateur/utlisatrice et lui laissent le libre arbitre de quand il/elle doit s’arrê ter à jouer plutôt que d’une vision libertaire, ” Live and Let die” du monde.

Par exemple , pourquoi ne pas introduire un minuteur, qui , programmé, permet de faire s”arrê ter le jeu au bout d’un certain temps ( 20 minutes par exemple), et ceci pendant une pèriode de x heures( 5, 12,…), à déterminer également par les utilisateurs du jeu. Non mais! Ce n’est pas Sony qui va se charger de l’éducation de mes enfants! Surtout qu’ils ont des tas de choses à leur vendre, eux.

Des Films d’Horreur chez moi, sans que je l’ai souhaité, accessibles par les plus jeunes: Thanks iMac

Par ailleurs, pourquoi mon iMac, que j’affectionne par ailleurs, propose t’il par défaut dans sa section ‘Movie Trailers‘ ( Extraits de films), des films d’horreur? Par défaut, sans que je lui ai demandé quoi que ce soit. Hein? Pourquoi?

Des films rigolos, des films tout publics, va. Mais pourquoi m’imposer à moi, acheteuse lambda d’un iMac, des films qui forcément, ne plaisent pas à tous? Et risquer que mes enfants tombent dessus en manipulant, comme ils le font très bien , la petite télécommande blanche de l’Imac…

  • Non, Monsieur l’Ingénieur buté, que j’entends venir; ce n’est pas à MOI de retirer ces extraits, ou d’attacher mes enfants lorsque je suis absente des environs del’iMac our éviter qu’ils n’y accèdent.
  • Parceque je n’ai rien demandé, moi. C’est vous qui avez fait le choix conscient de m’imposer ces extraits de films.
  • Non, je vous entends à nouveau; la solution n’est pas non plus de les couper du monde, de rendre inaccessible l’iMac, les jeux vidéo et l’accès Internet.

Ce serait un peu comme si on me disait aujourd’hui: “Allons ma p’tite Dame” , ( j’aime beaucoup quand ça commence comme ça) “ne laissez pas vos enfants utiliser le TELEPHONE, ils risquent d’y ê tre scotchés des heures par un jeu , puis d’entendre des messages grossiers ou effrayants qui vont les choquer à vie”!

La solution est de nous proposer des produits respectueux de NOS envies, à nous.. Pas des votres. Vive l’informatique modeste…

Internet et les Enfants: Du Bon Usage 

Classe dans: Education des Enfants, Médias électroniques et Enfance on Monday, May 18th, 2009 by Administrator | Pas de Commentaire

L’on entend de plus en plus parler des effets potentiellement nocifs d’Internet sur les enfants, qui accèdent malheureusement trop jeunes et sans supervision à la jungle d’informations et de services, du meilleur au pire, qu’est le web. J’ai voulu intervenir dans les écoles pour sensibiliser les enfants du primaire, leurs parents, et leurs professeurs, sur les dangers du web et leur proposer ainsi de tirer tout les profits de ce nouvel outil et média.

Voici en html la présentation Internet et Les Enfants préparée en Powerpoint pour Mac, c’est à dire KeyNote et convertie en images pour s’afficher online. Libre à d’autres de l’utiliser auprès d’autres enfants!

Retour d’une famille franco-américaine aux USA – II 

Classe dans: France et USA: Différences culturelles on Tuesday, April 28th, 2009 by Administrator | Pas de Commentaire

Voici la suite de la narration par Vivian Jacobs, Psychologue, de l’adaptation d’une famille franco-américaine ‘de retour’ (pour l’épouse) aux USA.

L’adaptation aux USA: Aucune tracasserie administrative ni de difficulté de Langue

L’ajustement continue, chacun découvrant à sa façon les jeux uniques d’une expatriation vers un pays que connaissait déjà bien toute la famille. La langue n’est pour aucun d’entre eux un problème ou un obstacle à l’acclimatation. Parler l’anglais est en effet un énorme avantage. C’est d’ailleurs bien pour cela que j’encourage chaque nouvelle arrivée à se donner comme but de repartir en fin d’expatriation, muni d’une deuxième langue parlée couramment.

Notre famille n’a donc pas cette tension subtile de mal communiquer avec les commerçants, sachant facilement quels produits choisir et aussi à quelle température les cuisiner au four. L’obstacle des poids et des mesures fait rire, mais il faut avoir vécu cela pour en apprécier vraiment les conséquences gratinées !( NOTE Frenchparents: Oui, voyez nos Convertisseurs!). Bien entendu, cet avantage facilite aussi à découvrir les médecins, les spécialistes, la banque appropriée, et tous ces reperds nécessaires à la gérance du quotidien d’une famille.

Notre Maman a déjà sa carte de sécurité sociale, son permis de conduire ce qui permet l’achat rapide d’une voiture de taille Américaine. En banlieue impossible d’exister sans voiture. Contrairement à une grande ville, les transports en commun sont pratiquement inexistants, quelques malheureux taxis, peut-ê tre une ligne d’autobus et le train allant vers Manhattan. Les conduites sont obligatoires tous les jours de chaque semaine et retombent le plus souvent sur l’épouse. Elle dépose et reprend son mari à la gare, fais les conduites d’écoles, des activités après l’école, les visites médicales, les courses et j’en oublie certainement. Sans négliger l’importance du sport et donc du nombre infini de stades à découvrir gràce à Map Quest, qui évidement vous amène par le chemin le plus indirecte.

Facilité d’adaptation pour les Enfants et Maintient du Lien avec les Amis Lointains

Les enfants se sont bien intégrés aux classes de l’école américaine, certes un ajustement du point de vue scolaire et ils apprécient les lieux étendus consacrés à la recréation et la décontraction plus grande du rapport élèves- enseignants. Sans oublier le grand plaisir de pouvoir s’habiller en toute liberté, sans penser uniforme ou code de tenue. Ici, l’uniforme est simple ; baskets, jogging ou jeans, tee-shirt et « hoodie », pull avec cagoule.

Gràce à l’Internet et l’usage de Skype, les enfants peuvent communiquer autant que désiré avec la famille de France et avec les amis laissés là -bas. Il est indispensable de leur donner le droit et les encourager à préserver le lien des premiers échanges. Important voire essentiel de ne pas déraciner son enfant . En l’embarquant vers une autre destination, les premiers lieux de l’enfance, tels des racines de chê nes, deviennent le fondement sacré de toute une vie.

Cependant les amitiés se forment avec un mélange intéressant de cultures distinctes et les “play-dates” sont vite adoptés car notre Maman connaît bien ce système de réciprocité. Des rencontres entre familles s’organisent aussi et curieusement voilà un déclencheur négatif qui intrus au sein du couple. Pourquoi? Est- ce culturel ? Est-ce cette déprime qui persiste chez l’épouse ? Est- ce un écart qui entame la compréhension au sein du couple ?

La Barrière Culturelle Sournoise du Mode de Réception chez Soi

En effet, l’époux, voudrait lui aussi se faire un cercle d’amis et recevoir dans sa maison dont il est fière avec son côte élégant et cosy. Il demande donc à son épouse d’établir avec lui une liste de noms de voisins, de parents d’élèves, et de collègues afin qu’ils s’y mettent dès le week-end prochain ! Sitôt dit, sitôt fait. Le premier repas s’organise mais catastrophe le courant ne passe pas entre les convives. Deux clans se forment ; français d’un cote, anglophone de l’autre et l’ambiance est pesante. Les sujets de conversations tournent d’un cote de la table sur le sport et de l’autre sur la politique, certes sans polémique mais sans humour aussi. La soirée se termine tôt, ce qui étonne notre mari Français, fort déçu que son bon vin et esprit caustique n’ait pas été d’avantage apprécié.

Faisant le point après cette première tentative le couple commence à se disputer, à se lancer des piques chacun attaquant la culture de l’autre. Cela passe par la façon de se conduire à table, le manque de piment dans l’échange des pensées et des idées ou bien le manque de courtoisie, l’habillement trop guindé d’un cote, trop décontracté de l’autre, la séduction, plutôt le flirt de la voisine de table, etc, etc. Que de différences qui viennent les fouetter en pleine figure. Chacun dans son coin se dit la mê me chose « je pensais lui faire plaisir, je pensais lui remonter le moral ». Finalement, pleurant des larmes de frustration et en claquant la porte, l’épouse lui crie d’aller s’inscrire auprès de l’association des grandes écoles à Manhattan et comme cela il se retrouvera « entre your pairs sacro-saints » !

L’heure des Doutes: Ai-je bien fait d’épouser un Français, de revenir aux Etats-Unis ?

Triste fin de soirée, le couple se dispute, le couple se vexe, le couple s’accroche, le couple se détache. Le cycle vicieux de la distance s’installe, chacun muré dans son incompris, chacun dans sa solitude. Affolée ma cliente vient me voir le lendemain exprimant sa peur d’avoir fait une erreur monumentale, en épousant ce Français, d’avoir quitté Paris et son job, et d’ê tre allée s’enterrer en banlieue. Cela tourne dans tous les sens, son cÅ“ur bat la chamade et elle s’effondre, ayant peur aussi de détruire ses enfants, témoins de tant de chahut. Je lui conseille de faire une pose et de prendre du recul. Il lui faut regarder autour d’elle pour trouver les meilleures sources de réconfort afin de reconstituer au plus vite ses forces intérieures.

J’exprime ma crainte que sinon, la distance entre eux ne pourra plus ê tre cicatrisée. Le désaccord ne sera plus une confusion de vocabulaire ou d’éducation mais bien celui d’un puit sans fond d’incompréhension au stade émotif. Je lui suggère de faire appel à son réseau sur place, à sa famille, et à ses amies d’enfance. Tout son passé qu’elle a évité depuis son arrivée, en fait depuis qu’elle se sent mal. Orgueil ? Pudeur ? Je ne sais, mais je sais que de s’isoler ne peut que lui faire du mal et se projettera de plus en plus sur son couple et sa petite famille. Y arrivera-t-elle ?

Vivian Jacobs LMFT

914-725-6473

Prochain Episode de la saga:

Les Vacances d’été: retour aux sources américaines ou françaises

Retour aux USA d’une Américaine partie en France: pas si facile 

Classe dans: Médias électroniques et Enfance, Scolarité bilingue français-anglais on Wednesday, March 11th, 2009 by Administrator | Pas de Commentaire

Viviane Jacobs , une psy de New York, nous présente des cas qu’elle rencontre dans le cadre de son activité de consultation auprès de familles biculturelles, notamment franco-américaines.

Quand un parent est Américain, disons la maman pour cette fois-ci et le papa est Français, que peut-il se passer au sein d’une cellule familiale biculturelle? Clairement la liste est longue mais aujourd’hui nous allons nous concentrer sur l’adaptation au pays natale de l’un des deux. En fait, il s’agit d’un retour vers les U.S.A.

Expatriation en France en famille: l’Aller

Prenons l’exemple d’une famille de quatre, le couple ayant vécu en France depuis 8 ans. Les enfants sont nés sur le terrain Parisien. La maman parle aux deux enfants dans sa langue maternelle (ce que je conseille fortement) et le papa leur parle en français tout naturellement. Entourés de la famille, soutenu par la petite école du quartier, entretenu par l’apport de la télévision et les copains, il n’y a aucun doute que le français et ses éléments culturels prédominent la maisonnée.

La maman, intelligente, curieuse de nature et douée pour les langues a appris à parler d’une façon tout à fait charmante la langue de son pays d’accueil. La voila mê me travaillant au sein d’une entreprise francaise ! Le papa est ravi de cette situation, il profite de son terroir, ses parents étant à proximité ainsi que la plupart de ses amis d’enfance. Soudainement au bout de 6 années, notre maman commence à ê tre « home-sick » et exprime régulièrement le sentiment de vouloir retrouver son pays, ses repères, sa famille et sa langue natale. D’ailleurs ajoute t-elle, je voudrais que nos enfants soient parfaitement bilingues et biculturels. Elle propose de trouver une opportunité de travail pour son époux. Etant Américaine, elle obtient aisément, visas et papiers permettant à son mari de trouver un travail rapidement.

Rapatriation aux Etats-Unis en famille: le Retour

Le déménagement s’organise et l’emménagement dans une maison en banlieue se fait en douceur, aidés par l’accueil réservé à celle qui revient au bercail. Les enfants sont inscrits dans le système américain, les deux se débrouillant bien en anglais. Le mari commence avec enthousiasme une nouvelle étape dans sa carrière, acceptant de commuter sans trop rechigner en lisant le New York Times. En fait, il apprécie de quitter ce Manhattan agité pour retrouver la verdure, le barbecue et regarder ses enfants faire de la bicyclette dans leur rue tranquille. Il s’adapte, prends des cours d’anglais dans son domaine, et profite des opportunités offertes au sein de la commune (sports d’équipes pour ses enfants et tennis pour lui).

Etrangement, son épouse, elle se languit et il la voit faire des efforts pour ne pas pleurer devant les enfants. Pourtant la voici proche de sa famille, comme elle le souhaitait, près de sa ville natale, de ses amies d’enfance et complices de collège. On lui propose mê me un mi-temps dans sa spécialité. Tout semblerait se mettre en place pour elle aussi, alors que se passe t-il ? Papa va pourtant bien, les enfants s’intègrent, c’est maman qui ressent de l’anxiété, elle prend du poids, et elle perd le sommeil. Finalement elle décide de consulter pensant que ses émotions sont la suite d’une dépression dite hormonale. Curieux cas de figure pensez- vous, et bien, pas si rare que cela de sombrer en retour d’expatriation.

Notre maman devient nostalgique de la France, de Paris, de son charmant appartement avec le concierge disponible pour les réparations, son quartier avec la délicieuse boulangerie ou la charcuterie à moins de dix minutes à pieds. Sans compter une maîtresse d’école qui comprenait si bien ses enfants depuis leur petite enfance et le parc o๠elle retrouvait ses amis/mamans le week-end. Mê me le repas familial du Dimanche chez ses beaux-parents commence à lui manquer€¦ Quoi lui dire pour l’aider à làcher sans avoir peur de tout perdre et d’un autre coté, recommencer avec énergie et espoir ? Je commence toujours par valider l’émotif ressenti et à normaliser l’expérience vécue car elle est rarement unique quoiqu’elle soit ressentie à des degrés différents dépendant d’un bagage personnel.

Revenir chez soi après une longue expatriation ne va pas du tout de soi

Parfois, il ne suffit pas de rentrer chez soi, de retrouver sa langue de cÅ“ur et d’apprentissage pour se sentir acceptée, comprise et incluse. L’on se questionne sur la décision prise, la valeur d’un tel changement et la solitude qui pèse et envahi sans prévenir. Il faut laisser au temps le temps. Créer un nid n’est pas la mê me chose que de trouver une maison, envoyer ses enfants dans une nouvelle école demande une compréhension d’une autre philosophie d’éducation, sans compter que les règles culturelles environnantes soudainement envahissent les codes et habitudes de la famille en expatriation. Jamais cette maman aurait-elle pensé qu’elle se sentirait en terre étrangère sur son propre fief et entourée de ses compatriotes !

Prochain article: l’effet de ce type de retour et d’expatriation sur le couple et l’ambiance familiale.

– > Contact: Vivian Jacobs
914- 725- 6473
www.VivianjacobsLMFT.com

Suite de l’histoire: Le Retour de notre famille franco-américaine aux USA – Début des soucis